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Dernière journée au Caire

dimanche, mars 7th, 2010

Mon séjour prend fin dans quelques heures. Mais cette dernière journée a encore été l’occasion de travailler : j’ai rencontré ce matin une professeure de littérature comparée de l’université du Caire, qui est elle-même une féministe (elle fut la rédactrice en chef d’un magazine arabe féministe traitant de sciences humaines et de littérature). Il est dommage que je n’aie pu la connaître qu’en cette toute fin de séjour car elle m’a été de grands conseils. Elle m’a notamment donné les coordonnées de plusieurs professeurs qui ont travaillé sur les périodiques francophones égyptiens, ou qui sont en contact avec le Centre d’Etudes Alexandrines qui exploitent une partie des revues que j’étudie. Voilà qui donne des raisons supplémentaires pour envisager revenir l’an prochain pour travailler avec ces personnes !

Je viens d’achever de faire mes valises et de les peser pour équilibrer au mieux les livres que j’ai achetés dans les librairies ou chez les bouquinistes…

Enfin, ce soir, je profite de ma dernière soirée pour aller voir un spectacle de chants égyptiens dans le Caire Islamique, avec une collègue de l’université d’Helwan. Après une courte nuit de sommeil, je m’envolerai pour la France : mon avion décolle à 9h demain matin.

Première traversée épique du Caire en voiture

mardi, février 2nd, 2010

Après une longue journée passée entre les gares et les aéroports, j’arrive enfin à l’aéroport du Caire. Le dépaysement est plus grand encore que je ne l’imaginais. Cela commence au passage à la douane, où le préposé aux passeports et aux visas parle l’anglais avec un fort accent égyptien, et je bredouille les trois phrases en arabe que j’ai apprises par coeur en vue du passage obligé. Mais le plus étonnant reste à venir. Si la crainte de manquer mon train m’a à plusieurs reprises noué l’estomac, si le décollage en avion m’a donné les mains moites… ce n’était rien, car la manière de conduire au Caire dépasse toute imagination et donne des sueurs froides. Une symphonie de klaxons permet aux automobilistes de se repérer entre eux pour éviter de froisser la tôle. Mais il ne faut en rien voir une agression dans ces sons bruyants, c’est plutôt une forme de courtoisie. Quand seulement deux files sont tracées au sol, trois rangées de voiture s’improvisent facilement, allant et doublant sans règle apparente. Quant aux piétons, ils traversent sans crainte, et parviennent au bout de leur périple de quelques mètres. Pendant ces cinq semaines, je vais essayer de me frayer un passage prudent entre les voitures, en oubliant les milles précautions prises sur les routes françaises !