Archive for the ‘Bibliothèque de la Sainte-Famille’ Category

Dernière semaine

lundi, mars 1st, 2010

Ma dernière semaine de travail au Caire commence, et avec elle le compte à rebours et l’emploi du temps chargé pour achever tout ce que j’ai prévu de faire avant mon retour. Je dois rencontrer plusieurs professeurs encore : l’une, spécialiste de littérature francophone égyptienne et d’Andrée Chédid, l’autre, responsable du centre de Gender studies à l’université américaine du Caire.

Ce matin, j’ai terminé de travailler à la bibliothèque de la Sainte Famille : j’y ai notamment trouvé un exemplaire (introuvable en France) de Une Mort de Valentine de Saint-Point. J’en ai donc fait une copie intégrale afin de le lire à mon retour en France.

J’ai ensuite passé l’après-midi à Zamalek où je me suis rendue d’abord à la librairie Livres de France, implantée sur l’île depuis un an. On y trouve de nombreux ouvrages en français sur la culture islamique et sur l’Égypte. J’y ai acheté un recueil de nouvelles arabes traduites en français (une édition bilingue qui va me permettre de parfaire ma connaissance de la langue arabe, tout en lisant des nouvelles). A Zamalek, j’ai également rendu visite à l’ancienne journaliste qui m’a renseignée sur Out-el-Kouloub et Amy Kher : j’ai passé un agréable moment à parler de la vie au Caire.

Ce soir, je vais assister avec une amie égyptienne à un spectacle de derwiches tourneurs dans le Khan el Khalili.

Pluie, orage et grêle au Caire

vendredi, février 26th, 2010

Hier, il a plu au Caire ! Après une vague de chaleur qui semblait annoncer l’été en Égypte, le temps a été nuageux toute la journée d’hier, et l’orage a éclaté en fin d’après-midi, jusqu’à grêler. J’ai dû rentrer à l’IDEO depuis la bibliothèque de la Sainte Famille à pieds sous la pluie, car aucun taxi ne circulait à cause des intempéries ! Arrivée trempée, j’ai mesuré la chance que j’avais eue de rentrer quelques minutes seulement après la grêle et l’orage, qui ont duré tard le soir, inondant les rues – aujourd’hui encore pleines de flaques qui empêchent par endroit la circulation – et certaines habitations.

Je n’aurais pas pensé voir une telle quantité d’eau tomber du ciel au Caire !

Bibliothèque de la Sainte Famille

vendredi, février 5th, 2010

La bibliothèque des Jésuites, ou de la Sainte Famille, est située dans une petite ruelle tout près du métro Mubarak. Mais c’est à pied que j’ai fait le chemin depuis l’IDEO, pour parcourir les passages et les avenues qui séparent les deux quartiers. Enfin, après avoir cherché en vain à plusieurs reprises l’inscription du nom des rues sur les murs, je parviens à trouver le collège des Jésuites et à rencontrer le père responsable des lieux. Accueillie à bras ouverts, j’explique le but de mes recherches et je détaille le titre des revues que je suis venue consulter.

La bibliothèque possède des périodiques de toutes sortes en français ou en arabe, qui sont emmagasinés sur deux niveaux. Je m’empresse de parcourir les rayons et je découvre grâce à l’aide et aux indications de la bibliothécaire :

  • La Femme Nouvelle / The New Woman de Doria Shafik

Doria Shafik était la rédactrice en chef de cette revue placée « sous le haut patronage de S.A.R. la princesse Faiza ». La référence à cette personnalité de la famille royale apparaît dans chaque numéro pour attester de la caution qu’une grande dame du monde portait à la revue. Certains articles sont écrits dans la double langue français / anglais (comme le titre du premier numéro). La Femme nouvelle a la particularité de relier le statut de la femme des années 1940 à celui d’hier, c’est-à-dire de l’époque ancienne ou pharaonique. En effet, Doria Shafik avait soutenu à la faculté des lettres de Paris, en 1940, une thèse sur « L’Art pour l’art dans l’Égypte antique » ainsi qu’une thèse complémentaire sur « La Femme et le droit religieux de l’Égypte contemporaine ». Aussi les époques antique et contemporaine étaient-elles liées dans sa manière d’analyser le monde, et le statut de la femme en particulier.

J’ai pu consulter les quatre numéros disponibles à la Sainte Famille :

  1. le numéro 1 : décembre 1947
  2. le numéro 2 : avril 1948
  3. juillet 1949
  4. décembre 1950,

avant de me consacrer à des liasses plus imposantes de numéros de La Semaine égyptienne.

  • La Semaine égyptienne