Pyramides de Guizeh

Je ne pouvais revenir en France sans avoir vu les Pyramides de Guizeh et le Sphinx : voici chose faite !

Mykérinos, Khéphren, Khéops

La première impression est celle ressentie en apercevant les pyramides, alors que j’étais encore dans le taxi, en pleine ville. Elles sont très près des habitations, qui se sont étendues avec la croissance démographique. On n’imagine pas voir ces géantes depuis les grandes artères de la ville.

Il n’y a rien à écrire sinon le sentiment d’immensité qui m’a envahie lorsque j’ai été devant ces pyramides, que tant de touristes ont vu depuis des centaines d’années : j’ai repensé aux photographies noir et blanc d’époque que des expositions exposent parfois, montrant des écrivains célèbres venus faire la visite en chameau des pyramides… j’ai repensé aussi aux passages de l’Itinéraire de Paris à Jérusalem dans lesquels Chateaubriand cite Bossuet pour le contredire et affirmer le sentiment d’admiration pour le peuple égyptien ayant élevé ces tombeaux gigantesques :

« Mais quelque effort que fassent les hommes, dit Bossuet, leur néant paraît partout : ces pyramides étaient des tombeaux ! encore les rois qui les ont bâties n’ont-ils pas eu le pouvoir d’y être inhumés, et ils n’ont pas joui de leur sépulcre. » J’avoue pourtant qu’au premier aspect des Pyramides, je n’ai senti que de l’admiration. Je sais que la philosophie peut gémir ou sourire en songeant que le plus grand monument sorti de la main des hommes est un tombeau; mais pourquoi ne voir dans la pyramide de Chéops qu’un amas de pierres et un squelette ? Ce n’est point par le sentiment de son néant que l’homme a élevé un tel sépulcre, c’est par l’instinct de son immortalité : ce sépulcre n’est point la borne qui annonce la fin d’une carrière d’un jour, c’est la borne qui marque l’entrée d’une vie sans terme ; c’est une espèce de porte éternelle bâtie sur les confins de l’éternité.

En effet, quel sentiment d’éternité et d’immensité quand on compare notre petitesse à la grandeur de cet édifice construit par l’homme, et dernière des Sept merveilles du monde antique encore visible aujourd’hui.

En revanche, le Sphinx est relativement décevant : les diverses publicités (opticiennes !) l’ont tellement montré sous tous ses angles que l’on s’attend à une sculpture très grande. En réalité, il l’est beaucoup moins que les pyramides, et l’on ne peut l’approcher de très près à cause des grilles de protection.

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