Présentation de la cellule antisexiste par une élève de 3e

Synthèse rédigée par Neïssa Ebanda, élève de 3e2 en 2019-2020

1) Les problèmes rencontrés

En 2020, les femmes sont très souvent confrontées dans la vie de tous les jours à des préjugés, des agressions, du harcèlement ou des violences à cause de leur sexe. Ces soucis ont principalement lieu dans la rue, au travail, à l’école, dans les transports, chez le médecin ou encore parfois au sein de la famille.

La société dans laquelle on vit est une société patriarcale qui reproduit beaucoup de clichés. Par exemple : une fille doit faire le ménage, ne doit pas rentrer tard, ne doit pas sortir la nuit, doit cacher ses formes, doit se faire discrète, doit être bien apprêtée (mais pas de façon exagérée, sinon elle est traitée de « pute » et on la considère comme responsable des violences qu’elle subit). Bref, elle est considérée comme un objet sexuel à disposition des hommes.

Beaucoup de filles sont complexées par leur physique à cause de la société qui impose des critères de beauté physique : longs cheveux, peau nette, manucure impeccable, formes (mais ne pas être « grosse » ou « maigre »).

2) Première réflexion en classe

En classe, les garçons ont souvent tendance à faire des remarques déplacées aux filles. Ces dernières n’y prêtaient pas forcément attention, jusqu’au jour où les filles de la classe ont été en cours en non-mixité. Une discussion avec madame Gaden et madame Castillo a débuté. Les problèmes que les élèves rencontraient au quotidien étaient partagés par les professeures. La décision de se rebeller à été prise. Plusieurs autres cours entre filles ont été organisés. Le fait d’être sans les garçons permettait de se confier sans gêne.

3) La cellule antisexiste

Toutes les femmes volontaires du collège (élèves, professeures, membres de la direction…) ont été conviées le 24 février 2020 pour discuter de tout cela. La première activité réalisée a été de trouver 4 mots pour définir le sexisme, 4 mots pour définir les ressentis des femmes victimes de sexisme et 4 lieux de sexisme. Voici ce qui est revenu le plus souvent :

  • Définition : Le sexisme est le fait de penser qu’une femme est différente et inférieure à l’homme et qu’on peut lui faire tout ce que l’on veut.
  • Lieux : La rue, chez soi, l’école / le travail, les transports.
  • Ressentis : Dégout, humiliation, culpabilité, honte.

Ensuite, nous avons réfléchi à des projets sur le court et le long terme afin de tenter de remédier au sexisme tel que :

  • Accrocher des affiches dans le collège
  • Réaliser un sondage auprès des hommes
  • Organiser une intervention des filles de 3e dans les classes des plus jeunes en tant que « grandes sœurs »
  • Lors de la journée du 8 mars : toutes s’habiller en violet
  • Créer une boite aux lettres pour écrire nos problèmes anonymement
  • Mettre en place une cellule d’écoute durant la récréation

Être une femme est déjà difficile, mais ça l’est d’autant plus lorsqu’on est une femme noire, arabe, asiatique… c’est-à-dire une femme « racisée ». La série Self made est un bon exemple d’oeuvre qui montre une femme noire américaine qui lutte au quotidien pour être reconnue malgré les critiques.

4) Conclusion

Les violences subies par les femmes ont longtemps été banalisées : les femmes victimes n’osent pas parler ou bien n’ont même pas conscience qu’elles subissent des violences (par exemple : les viols conjugaux ou les violences physiques).

Cependant, depuis quelques années, la parole se libère grâce aux réseaux sociaux. Les femmes comprennent qu’il ne faut pas se laisser faire et qu’il faut sensibiliser un maximum les hommes.

Des numéros d’urgence existent :

Nous espérons que la cellule antisexiste deviendra une tradition au sein du collège.