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Axes de recherche

Littérature francophone

Littérature des femmes

Transferts culturels France / Proche et Moyen-Orient (orientalismes littéraires)

Histoire littéraire ; oubli et « revie » littéraires

Presse et littérature francophone

Organisation d'événements scientifiques

Coorganisation du colloque international : « Valentine de Saint-Point à la croisée des avant-gardes. Art, danse, performance et politique entre Europe et Orient ». Avec Paul-André Claudel, maître de conférences, Université de Nantes. 11-12 mai 2016 (Lieu Unique, Nantes).

Coorganisation des journées d'étude : « Ecrire et penser le genre en contexte postcolonial ». Avec Anne Castaing, Chargée de recherches, UMR THALIM/Écritures de la Modernité (CNRS/Paris 3). 20-21 novembre 2014 (INHA, Paris). Carnet de recherches du projet.

Coorganisation du colloque international : « Femmes européennes en voyage. Afrique, Orient : regards littéraires ». Avec Romuald Fonkoua, Professeur à l'Université Paris-Sorbonne et directeur du CIEF. 14-15 juin 2013 (Université Paris-Sorbonne).

Coorganisation de la première journée doctorale de l'équipe Traverses 19-21, Université Grenoble 3, 11 mai 2012. Avec C. Boutevin, A. Coulon, H. Othmani et I. Roque, doctorantes..

Coorganisation, avec Karin Busch, de l'exposition « Harem et esclavage au féminin en Orient », du 2 au 19 octobre 2011, Campus de Saint-Martin d'Hères.

Coordination de la séance de séminaire du 10 novembre 2011 « Esclavage au féminin » (séminaire fondé par l'UMR LIRE – Sarga Moussa – et l'EA Traverses 19-21 – Daniel Lançon : « Littérature et esclavage »). Archives ouvertes des communications mises en ligne sur le site internet de Traverses 19-21.

Affiche journée d'études Joyce Mansour

Coorganisation, avec Francesca Rondinelli, des journées d'études « Postérités de Joyce Mansour : oubli, relecture, revie littéraire ». Université Stendhal, 17 et 18 novembre 2011.

Participation à des programmes de recherche

2009-2013 : participation régulière au séminaire « Orientalismes », ENS Ulm, organisé par D. Combe, D. Lançon, S. Moussa, M. Murat.

2010-2013 : participation régulière au séminaire « Littérature et esclavage dans le monde arabo-musulman du XVIIIe au début du XXe siècle », UMR LIRE/ CNRS et EA Traverses 19-21, organisé par D. Lançon, S. Moussa.

Coordination de la séance de séminaire du 10 novembre 2011 « Esclavage au féminin » (séminaire fondé par l'UMR LIRE – Sarga Moussa – et l'EA Traverses 19-21 – Daniel Lançon : « Littérature et esclavage »). Archives ouvertes des communications mises en ligne sur le site internet de Traverses 19-21.

Depuis 2011 : membre du programme « Presse francophone égyptienne numérisée » (dirigé par Jean-Yves Empereur, CNRS, CEALex), devenu en 2014 programme international « Presses allophones de la Méditerranée » (en collaboration avec les Universités Versailles Saint-Quentin en Yvelines, Alexandrie (Égypte), Cagliari (Italie), et l’École Française d'Athènes).

Séjours de recherche

2010 : séjour de cinq semaines au Caire. Accueil par l'Université Aïn-Chams et l'IDEO (Institut Dominicain d’Études Orientales). Séjour financé par une bourse de mobilité internationale obtenue auprès de l’école doctorale LLSH de l'Université Grenoble 3. Recherche de fonds documentaires de périodiques en bibliothèques patrimoniales.

2011 : séjour de quatre semaines à Alexandrie et au Caire. Accueil par le CEAlex (CNRS) et l'IDEO (Institut Dominicain d’Études Orientales).

Thèse — Écrits littéraires de femmes en Égypte francophone. La femme « nouvelle » de 1898 à 1961

Photo de Valentine de Saint-Point

Entre les dernières décennies du XXe siècle et les années 1960 naît et se développe en Égypte une importante production littéraire de femmes : des Égyptiennes éduquées en français (comme Out-el-Kouloub et Doria Shafik) choisissent cette langue pour dire les aspirations de la « femme nouvelle », qui quitte alors l’espace privé et confiné du harem pour investir l’espace public et porter haut et fort, malgré les réticences séculaires et les résistances des milieux conservateurs, des revendications sociales (féminisme, nationalisme) et culturelles. Des Françaises comme Jehan d'Ivray ou Valentine de Saint-Point s'installent à cette même période en Égypte, et deviennent les témoins et les actrices de cette Renaissance culturelle.

Ces auteures investissent divers genres littéraires comme le roman et la poésie mais aussi l'essai ou l'écrit de recherche universitaire, elles publient dans des périodiques, ou créent des revues pour se dire. Elles mettent ainsi à l'épreuve les catégories opposant genres dits féminins et genres dits masculins. Elles contribuent à élaborer une œuvre interculturelle prenant en compte les traditions génériques françaises et égyptiennes, et proposent un renouvellement de la représentation de la femme et de l'Orient.

Les écrits littéraires de femmes rassemblent une production très vaste mais qui demeure pourtant peu connue, peu rééditée et peu lue de nos jours, alors même qu’elle jouissait parfois d’une véritable reconnaissance des lecteurs et des institutions littéraires à l’époque de leur parution. Notre travail a consisté à constituer un corpus, c’est-à-dire à l’identifier, à le rassembler, à le classer avant de l’analyser. Il s'agit d'écrire un chapitre oublié de l'histoire littéraire et de s'interroger sur le statut de la littérature des femmes et de la littérature francophone dans la tradition critique.

Tableau comparatif des éditions de Harem d'Out-el-Kouloub à télécharger.

Tableau récapitulatif des œuvres du corpus à télécharger.

Bibliographie complète de la thèse (70 pages) à télécharger.

Mutations des pratiques poétiques, Maurice Rollinat, Marie Krysinska, Valentine de Saint-Point : 1878–1914 (Master 2)

Photo de Marie Krysinska

Dans les cabarets des Hydropathes et du Chat Noir, créés à Paris en 1878 et en 1883, se sont expérimentés des modes de réalisation orale, voire corporelle du poème, menant à une conception et à des pratiques entièrement nouvelles de la poésie comme art de la scène. Le poète profère — jusqu’au cri — et incarne — avec gestes et mimiques — ses poèmes, plus qu'il ne les « déclame » ou les « récite », comme le disait encore Mallarmé.

Or, au tournant du siècle, être à la fois « poète », « musicien » et « diseur de vers », c'est être différent et c'est rompre avec la tradition littéraire qui exige que le poète ne se mêle que de créer grâce à son génie, et de réciter les poèmes en petits cercles privés, entre intellectuels ou entre amis. Le cabaret apparaît donc comme un lieu (populaire) nouveau de production et de transmission de la poésie.

Valentine de Saint-Point, quant à elle, première « femme futuriste », en créant la Métachorie, une danse d'essence cérébrale, remet en cause la prégnance du corps, pour créer un art à mi-chemin entre la danse et le poème.

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Pourquoi lire Les Névroses de Maurice Rollinat ? (Master 1)

Photo de Maurice Rollinat

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